Aider son enfant à gérer ses colères au quotidien : les astuces qui marchent vraiment

Modifié le 
15 juillet 2026
Par
Elise Favre

Je ne suis pas professionnelle de santé, juste une maman qui
partage son vécu avec vous !

“MAMAAAAAAN, c’est pas juste !” suivi d’un cri strident et d’un
claquement de porte. Ah, les colères… Si vous me lisez, c’est que vous
aussi, vous avez dû vivre ça, n’est-ce pas ? Chez nous, avec mes trois
loulous (Léo 12 ans, Emma 8 ans et Lucas 4 ans), j’avoue que les crises
de colère, on a eu notre dose !

Et vous savez quoi ? Au début, j’étais complètement perdue. Voir son
enfant dans tous ses états, ça nous renvoie à nos propres limites de
parents. Mais avec le temps et surtout… les nombreuses expériences
(parfois catastrophiques !), j’ai appris des trucs qui marchent
vraiment. Enfin, la plupart du temps !

Mes
débuts chaotiques avec les colères (ou comment j’ai tout fait de
travers)

Je me souviens encore de la première grosse crise de Léo quand il
avait 3 ans. On était au supermarché, il voulait ABSOLUMENT des bonbons,
j’ai dit non et… explosion ! Il s’est roulé par terre entre les rayons,
tout le monde nous regardait, et moi… j’avoue que j’ai paniqué. J’ai
cédé pour que ça s’arrête.

Grosse erreur ! Après ça, Léo avait compris que “grosse colère =
maman craque = j’obtiens ce que je veux”. Chez nous, pendant des
semaines, c’était l’enfer à chaque sortie.

Avec Emma, j’ai essayé l’approche opposée : ignorer complètement.
Résultat ? Elle se sentait abandonnée et ses crises duraient encore plus
longtemps.

Et Lucas… oh Lucas ! Mon petit dernier a cette capacité incroyable à
passer de 0 à 1000 en une seconde. Un jour, il a fait une crise
apocalyptique parce que sa tartine s’était cassée. UNE TARTINE ! J’avoue
que sur le moment, j’ai eu envie de rire et de pleurer en même
temps.

Ce
que j’ai compris avec mes trois : chaque enfant, sa colère

Léo (12 ans maintenant) : M.
Justice

Depuis tout petit, Léo a cette obsession de la justice. Ses colères
éclatent quand il estime qu’il y a “deux poids, deux mesures”. Par
exemple, si Emma peut se coucher 30 minutes plus tard (alors qu’elle a 8
ans et lui 12 !), c’est la révolution.

Ce qui marche avec lui : Expliquer le “pourquoi” de
nos décisions. Léo a besoin de comprendre la logique. “Tu te couches
plus tard qu’Emma parce que tu es plus grand, mais elle regarde un
dessin animé de 20 minutes alors que toi tu peux jouer aux jeux vidéo
1h.”

Ce qui ne marche pas : Le fameux “Parce que c’est
comme ça !” Avec Léo, ça ne passe jamais.

Emma (8 ans) : Mlle Sensible

Emma, c’est ma petite éponge émotionnelle. Ses colères viennent
souvent quand elle est fatiguée ou quand elle a “trop” ressenti dans la
journée. Une dispute avec sa copine à l’école, un film un peu triste… et
le soir, tout déborde.

Ce qui marche avec elle : L’anticipation et beaucoup
de câlins. J’ai appris à détecter ses signaux de fatigue émotionnelle.
Dans ces moments-là, on fait des soirées cocooning avec tisane et
livre.

Ce qui ne marche pas : La logique pure. Quand Emma
est dans l’émotion, inutile d’essayer de raisonner. Il faut d’abord
l’apaiser.

Lucas (4 ans) : M. Frustration

Mon petit dernier vit tout intensément. Pour lui, ne pas avoir le bon
verre (oui, LE verre bleu, pas le rouge !) peut déclencher une crise
mémorable. Il veut faire plein de choses mais n’a pas encore toutes les
capacités.

Ce qui marche avec lui : La distraction et lui
donner du pouvoir sur les petites choses. “Tu veux mettre tes chaussures
avant ou après ton manteau ?”

Ce qui ne marche pas : Les explications trop
longues. À 4 ans, Lucas vit dans l’instant présent.

Mes
astuces qui marchent vraiment (testées et approuvées chez nous !)

1. Le fameux
“time-out”… mais pas comme on croit !

J’avoue que j’ai longtemps mal compris le principe du time-out. Je
pensais que c’était une punition : “Va dans ta chambre jusqu’à ce que tu
sois calme !”

Maintenant, chez nous, c’est devenu le “moment de pause” qu’on prend
ENSEMBLE. Quand je vois qu’un des mes trois monte en pression, je dis :
“On dirait qu’on a tous besoin d’un moment pour respirer. Viens, on va
s’asseoir sur le canapé.”

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C’est magique ! Ça évite l’escalade et ça nous permet de repartir sur
de bonnes bases.

2. Le
thermomètre des émotions (invention familiale)

Avec mes trois, on a créé notre propre système. On a collé un
thermomètre en papier sur le frigo avec des couleurs : - Vert : “Ça va
bien” - Jaune : “Je commence à être énervé” - Orange : “Attention, ça
monte !” - Rouge : “Je vais exploser !”

Maintenant, même Lucas sait dire : “Maman, je suis en orange !” Et
ça, c’est révolutionnaire ! On peut agir AVANT l’explosion.

3. La technique du “reflet
magique”

J’ai découvert ça par hasard avec Emma. Un jour où elle était
furieuse contre sa maîtresse, au lieu de dire “C’est pas si grave”, j’ai
dit : “Waouh, tu es VRAIMENT en colère contre ta maîtresse ! Ça doit
être difficile.”

Le résultat ? Elle s’est calmée instantanément et m’a tout raconté.
Depuis, j’essaie de toujours valider leurs émotions avant de proposer
des solutions.

4. La boîte à
colères (notre invention la plus utile !)

Chez nous, chacun de mes trois a sa “boîte à colères” dans sa
chambre. Dedans : - Des feuilles et des crayons pour dessiner sa colère
- Un coussin à taper (Lucas adore !) - Un carnet secret pour écrire (Léo
s’en sert beaucoup) - Une balle anti-stress - Même un petit sifflet pour
Emma (elle peut “siffler” sa colère au lieu de crier)

5. Mes mantras de maman
zen (enfin… presque !)

Quand mes trois sont en crise, j’avoue que moi aussi j’ai envie
d’exploser ! Alors je me répète : - “Cette colère va passer” - “Il
souffre, il ne me fait pas souffrir” - “C’est un apprentissage pour
lui”

Ça m’aide à garder mon calme. Bon, j’avoue que parfois je vais quand
même me cacher 2 minutes aux toilettes pour respirer !

Les trucs qui
ne marchent PAS (j’ai testé pour vous !)

“Calme-toi !”

J’avoue que c’est sorti de ma bouche des milliers de fois. Résultat ?
ZÉRO ! Un enfant en colère ne peut pas se calmer sur commande. C’est
comme dire à quelqu’un qui se noie “Nage !”

Les menaces impossibles

“Si tu continues, on ne va plus jamais au parc !” Oui, ça m’est
arrivé de dire ça à Lucas. Le problème ? C’est impossible à tenir et mes
trois le savent très bien. Maintenant j’essaie d’être réaliste : “Si tu
continues, on sort du magasin et on rentre à la maison.”

Céder pour avoir la paix

Oh là là, combien de fois j’ai fait ça ! “Bon allez, tiens, prends-le
ton bonbon.” Mais j’avoue que ça ne fait qu’empirer les choses. Mes
trois ont vite compris que leurs colères étaient un super outil de
négociation.

Comparer avec les autres

“Regarde ta sœur, elle ne fait pas de crise, elle !” Erreur
monumentale ! Chacun de mes trois est unique et a ses propres défis
émotionnels.

Mes
solutions pour chaque âge (retour d’expérience avec mes trois)

Les 2-4 ans (période
Lucas actuellement)

À cet âge-là, j’avoue que c’est le plus dur. Lucas ne peut pas encore
vraiment contrôler ses émotions. Alors chez nous : - Je reste près de
lui pendant sa crise (même si c’est tentant de fuir !) - Je nomme simple
: “Tu es très fâché” - J’attends que l’orage passe - Gros câlin après
pour le réassurer

Les 4-8 ans (Emma
maintenant, Léo avant)

C’est l’âge où ça devient plus “gérable”. Avec Emma, j’ai pu
introduire : - Des mots pour dire ce qu’elle ressent - Des techniques
toutes simples de respiration (on fait le ballon qui se gonfle et se
dégonfle) - L’idée qu’elle peut demander de l’aide AVANT d’exploser

Les 8 ans et plus (Léo
maintenant)

Avec Léo, maintenant qu’il est grand, on peut vraiment dialoguer : -
Il identifie ce qui le met en colère - Il connaît ses techniques pour se
calmer - Il peut même me prévenir : “Maman, je sens que je vais
m’énerver”

Quand j’ai compris
que j’avais besoin d’aide

J’avoue qu’avec Léo, vers ses 5 ans, j’ai eu une période où je me
suis sentie complètement dépassée. Ses colères étaient quotidiennes et
duraient parfois plus d’une heure. Je pleurais, j’étais épuisée, je
culpabilisais…

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C’est mon médecin de famille qui m’a orientée vers quelqu’un qui nous
a aidés. En quelques rendez-vous, j’ai compris des trucs essentiels sur
le fonctionnement de Léo et j’ai eu des outils concrets.

Les signaux d’alarme qui m’ont fait comprendre qu’il fallait
de l’aide :
- Plusieurs grosses crises par jour - Des colères
qui duraient très longtemps - Léo qui se faisait mal ou nous faisait mal
- L’ambiance familiale qui devenait invivable

Maintenant, j’avoue que je n’hésite plus à demander conseil quand je
suis perdue. C’est pas un échec, c’est prendre soin de notre famille
!

Mes techniques anti-crise
préventives

Anticiper les moments
difficiles

Avec mes trois, j’ai appris à repérer les “zones à risque” : -
17h-19h : L’heure critique ! Tout le monde est fatigué,
il faut préparer le dîner… Je prévois maintenant des activités calmes à
cette heure. - Avant les sorties : Maintenant
j’explique toujours le programme avant. “On va faire les courses, on
achète le nécessaire, pas de bonbons aujourd’hui.” - Les
transitions :
“Dans 10 minutes, on éteint la télé.” Ça évite
les arrêts brutaux.

La technique du “réservoir
d’amour”

J’ai remarqué que mes trois font plus de colères quand ils ont besoin
d’attention. Maintenant, j’essaie de “remplir leur réservoir d’amour”
avant qu’il soit vide : - 10 minutes de jeu individuel avec chacun par
jour - Des câlins gratuits (pas que quand ils sont tristes) - Des
compliments sincères sur ce qu’ils font bien

Mes aménagements pratiques

Chez nous, j’ai adapté l’environnement pour limiter les frustrations
: - Pour Lucas : Des placards à sa hauteur avec SES
affaires - Pour Emma : Un réveil qui lui indique les
couleurs (vert = tu peux te lever, rouge = il faut encore dormir) -
Pour Léo : Un planning visuel de la semaine pour qu’il
sache à quoi s’attendre

L’après-crise : le moment
crucial

J’avoue qu’au début, une fois la tempête passée, j’avais juste envie
d’oublier et de passer à autre chose. Maintenant je sais que c’est LE
moment important !

Ma routine post-crise avec
mes trois

  1. Le reconnectage : Un câlin si ils le souhaitent,
    “Ça va mieux maintenant ?”
  2. L’écoute : “Qu’est-ce qui t’a mis en colère ?”
  3. L’apprentissage : “Comment on peut faire
    différemment la prochaine fois ?”
  4. La réparation : Si il y a eu des dégâts ou des mots
    blessants, on répare ensemble

Exemple concret
avec Lucas la semaine dernière

Lucas a fait une grosse crise parce qu’il voulait porter ses bottes
de pluie alors qu’il faisait grand soleil. Après la tempête :

Moi : “Dis-moi, qu’est-ce qui t’a rendu si fâché ?”
Lucas : “Je voulais mes bottes jaunes !” Moi
:
“Tu adores tes bottes jaunes ! C’est difficile quand on ne
peut pas mettre ce qu’on veut. Comment on peut faire demain s’il fait
encore beau ?” Lucas : “Euh… je peux les mettre dans le
jardin ?” Moi : “Bonne idée ! On fait ça après le
goûter ?”

Résultat : Le lendemain, même situation mais Lucas m’a dit : “Maman,
je peux mettre mes bottes dans le jardin après ?” Aucune crise !

Mes découvertes
surprenantes sur les colères

Chaque enfant a SON style
de colère

  • Léo : Le boudeur silencieux qui peut ruminer
    pendant des heures
  • Emma : L’explosive qui crie fort mais se calme
    vite
  • Lucas : Le tornade qui se roule par terre mais
    récupère super rapidement

Les colères, c’est
aussi de la croissance

J’avoue que maintenant, je vois les colères différemment. Mes trois
apprennent à gérer leurs émotions, et c’est NORMAL que ce soit difficile
! Nous adultes, on a encore du mal parfois, alors imaginez pour eux.

L’importance de montrer
l’exemple

Mes trois m’observent tout le temps. Si je gère mal MES colères (oui,
ça m’arrive de craquer !), comment je peux leur demander de bien gérer
les leurs ? Maintenant j’essaie de dire : “Là, maman est énervée, je
vais prendre une minute pour respirer.”

Mes astuces pour
rester zen (enfin… essayer !)

Mon kit de survie de maman

Dans mon sac, j’ai toujours : - Des lingettes (pour les pleurs et les
nez qui coulent après les crises) - Une petite bouteille d’eau (les
crises, ça déshydrate !) - Un livre/jouet de secours pour la distraction
- Mon téléphone pour mettre de la musique apaisante

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Mes phrases magiques

Au lieu de dire “Arrête !”, j’ai appris à dire : - “Je vois que tu es
bouleversé” - “C’est difficile pour toi en ce moment” - “Tu as le droit
d’être en colère” - “Je reste avec toi le temps que ça passe”

Ma technique SOS
quand MOI j’ai envie d’exploser

Parce que j’avoue, parfois j’ai mes limites ! Dans ces moments : - Je
compte jusqu’à 10 (en respirant fort) - Je me répète “Il apprend, c’est
normal” - Je me pose 5 minutes aux toilettes si vraiment c’est trop -
J’appelle ma mère ou une copine pour décompresser après

Ce que j’aurais aimé savoir
plus tôt

Les colères ne durent
pas éternellement

Avec Léo, j’avais l’impression que ça ne s’arrêterait jamais.
Maintenant qu’il a 12 ans, ses “colères” sont devenues des discussions
(parfois houleuses, j’avoue, mais on communique !).

Chaque enfant a son rythme

Emma a mis plus de temps que Léo à apprendre à gérer ses émotions. Et
alors ? Maintenant qu’elle a 8 ans, elle est même plus zen que son grand
frère dans certaines situations !

Les rechutes, c’est normal

Lucas peut très bien passer une semaine sans grosses colères et puis
recommencer. Ça fait partie de l’apprentissage !

L’importance du réseau

Parler avec d’autres parents m’a énormément aidée. Voir que je
n’étais pas la seule à vivre ça, échanger nos astuces… C’est précieux
!

Mes conseils de maman à
maman

Ne vous culpabilisez pas

J’avoue que j’ai longtemps pensé que si mes trois faisaient des
colères, c’est que j’étais une mauvaise mère. Faux ! Les colères font
partie du développement normal de l’enfant.

Adaptez-vous à VOTRE enfant

Ce qui marche avec le petit d’une copine ne marchera peut-être pas
avec le vôtre. Et c’est normal ! Chez nous, j’ai trois enfants, trois
personnalités, trois façons de gérer les colères.

Prenez soin de vous

Une maman épuisée gère moins bien les crises. Je l’ai appris à mes
dépens ! Maintenant j’essaie de préserver des moments pour moi, même 15
minutes avec une tisane.

Demandez de l’aide
quand vous en avez besoin

Que ce soit à votre entourage, votre médecin, ou des spécialistes,
n’hésitez pas ! Ça n’est pas un échec, c’est prendre soin de votre
famille.

En
conclusion : le message que je veux vous transmettre

Avec mes trois loulous, j’ai appris que les colères ne sont pas un
problème à résoudre rapidement, mais un apprentissage de vie. Léo, Emma
et Lucas apprennent à gérer leurs émotions, et moi… j’apprends à les
accompagner du mieux que je peux !

J’avoue que ce n’est pas toujours facile. Il y a des jours où j’ai
envie de me cacher sous ma couette ! Mais je vois maintenant mes trois
évoluer, devenir plus capables de dire ce qu’ils ressentent, de demander
de l’aide… Et ça, c’est magique.

Alors si vous aussi vous vivez des moments difficiles avec les
colères de votre enfant, sachez que : - Vous n’êtes pas seul(e) - Ça va
s’améliorer (promis !) - Votre patience et votre amour portent leurs
fruits, même si c’est pas toujours visible

Chez nous, les colères font encore partie du quotidien (surtout avec
Lucas qui a 4 ans !), mais maintenant on les vit différemment. On a nos
outils, nos petits rituels, et surtout… on s’entraide en famille.

Bon courage à tous les parents qui me lisent ! Et n’hésitez pas à
partager vos propres astuces en commentaire, j’avoue que j’apprends
encore tous les jours avec mes trois !


Claire Moreau, maman de Léo (12 ans), Emma (8 ans) et Lucas (4
ans)

Blogueuse parentalité sur cestmonenfantquichoisit.fr

Disclaimer important : Cet article reflète mon
expérience personnelle de maman et ne remplace en aucun cas un avis
médical ou l’accompagnement d’un professionnel de santé en cas de
difficultés importantes.

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