

La rentrée, chez nous, c’est un mélange d’excitation et de mini-panique. J’avoue que chaque année je me promets d’être « prête » et puis… la vie arrive. Avec mes trois, j’ai fini par mettre en place un plan simple qui évite les crises de dernière minute. Rien d’extraordinaire, juste de l’anticipation douce, des listes courtes et beaucoup de bienveillance envers nous-mêmes.
Fin août, je ne fais pas un “choc horaire”. Chez nous, on avance l’heure du coucher par petites touches, 10 à 15 minutes tous les deux jours. C’est assez pour éviter le mode zombie la première semaine. Le matin, j’ouvre les volets tôt pour profiter de la lumière naturelle : ça aide l’horloge interne des enfants (et la mienne !).
Un rituel simple, ça change tout : se lever, s’habiller, petit-déj, dents, sac. Chez nous, on a un petit tableau aimanté avec des pictos. Emma adore cocher les étapes. Ça évite les “je ne sais pas quoi faire” et ça me laisse souffler.
Je garde une marge de manœuvre : si un soir on rentre tard, je ne force pas un coucher militaire. La rentrée sans stress, c’est aussi accepter que tout ne soit pas parfait. J’avoue que ça me coûte parfois, mais mes enfants sont plus apaisés quand je lève la pression.
Je ne fais plus le marathon des fournitures le dernier week-end. Maintenant, je m’y prends tôt et je divise : un soir pour les cartables, un autre pour les trousses, un autre pour les étiquettes. Concrètement, j’étale tout sur la table et je fais des piles par enfant. Avec mes trois, c’est le seul moyen pour ne rien oublier.
Avant d’acheter, on vérifie ce qu’on a déjà : règles, crayons, ciseaux. C’est fou ce qu’on retrouve dans un tiroir ! On évite les doublons, on économise un peu, et les enfants participent.
Je note l’essentiel, pas tout le rayon papeterie. Une liste courte = moins de tentations. J’ai appris à ne pas céder aux cahiers trop mignons si ce n’est pas demandé. Et si l’école autorise, je prends des fournitures un peu robustes pour tenir l’année.
La première semaine, je ne surcharge rien. Pas de rendez-vous médicaux, pas d’activités extra, pas de gros projets. Je préfère une semaine légère pour que tout le monde reprenne ses marques.
Chez nous, la rentrée = menus faciles : pâtes, quiches, soupes rapides. J’anticipe deux ou trois plats “batch cooking” le week-end pour ne pas finir en mode pizza tous les soirs. Ça me sauve la charge mentale.
J’essaye de préparer deux tenues par enfant le dimanche soir. Pas besoin d’en faire trop, mais ça évite les débats du matin. Et quand un enfant veut absolument “son t-shirt licorne”, on peut l’intégrer au lieu de se battre à 7h45.
La rentrée peut être impressionnante. Je prends un moment pour discuter de ce qui les rassure : retrouver les copains, connaître la maîtresse, visiter la classe. Je me souviens de Lucas qui s’inquiétait des toilettes “trop grandes”. En en parlant calmement, il s’est apaisé.
Je formule des repères simples : “tu sais où tu poses ton sac”, “tu connais l’endroit pour manger”. Quand ils se sentent capables, ils stressent moins. Chez nous, on fait un petit jeu de rôle la veille : comment dire bonjour, comment demander de l’aide.
Si un enfant dit “j’ai peur”, je ne réponds plus “mais non, ça ira”. Je dis : “je comprends, c’est normal d’être un peu inquiet”. Ça ouvre la discussion et ça évite de bloquer l’émotion.
La logistique, c’est souvent le vrai stress. J’ai mis en place un mini planning visible, avec les horaires d’école et les activités. Rien d’élaboré : un tableau sur le frigo et des couleurs par enfant.
Entre les mails de l’école, les papiers, les messages sur l’appli… on peut vite se noyer. J’ai une pochette “École” où je range tout. Je me fixe un moment hebdo (le dimanche soir) pour trier et répondre. Ça évite les urgences.
Pour les jours où tout part en vrille : un voisin qui peut aider, un parent relais, une baby-sitter de confiance. J’avoue que ça me rassure d’avoir ce plan B, même si je l’utilise rarement.
Organiser la rentrée sans stress, ce n’est pas viser la perfection. C’est mettre en place des repères doux, préparer l’essentiel et accepter que tout ne soit pas millimétré. Chez nous, ça passe par des petites habitudes réalistes et beaucoup de souplesse. Et au final, ça laisse plus d’énergie pour profiter du sourire de nos enfants le jour J.
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Article rédigé par Claire Moreau, Maman de 3 enfants et blogueuse parentalité
Je suis Élise, maman de deux enfants et passionnée par l'éducation bienveillante. Enseignante de métier, j'adore partager des idées d'activités qui allient apprentissage et plaisir. Je crois que chaque moment passé avec nos enfants est une opportunité d'apprendre en s'amusant, et j'aime écrire sur des sujets qui favorisent leur épanouissement émotionnel.