

Chez nous, le sujet des écrans revient tout le temps. J’avoue que je me suis déjà sentie coupable : “trop d’écran”, “pas assez d’écran”, “je n’ai pas géré”. Puis j’ai réalisé que la vraie question n’était pas la perfection, mais l’équilibre. Voici nos astuces concrètes, testées avec mes trois, pour limiter les écrans sans transformer la maison en champ de bataille.
Les écrans, c’est plus simple quand les règles sont claires et cohérentes. Chez nous, on a posé quelques repères : pas d’écrans le matin avant l’école, pas d’écran pendant les repas, et un temps défini en fin de journée.
On a affiché nos règles sur le frigo. Rien de compliqué, juste trois phrases. Ça évite les débats infinis, et les enfants savent à quoi s’attendre.
Avec mes trois, les besoins sont différents. Le grand a un peu plus d’autonomie, la petite a des temps plus courts. Ce qui compte, c’est que chacun comprenne la logique.
Si on enlève l’écran sans proposer autre chose, on crée du conflit. J’ai besoin d’avoir un “plan B” prêt : jeux de société rapides, livres faciles à attraper, matériel créatif.
Chez nous, j’ai une boîte avec des idées : cartes, puzzles, lego, perles. Quand je dis “pas d’écran”, je propose “tu veux choisir dans la boîte ?” Ça change la dynamique.
Sortir même 20 minutes aide beaucoup. On va au parc, on fait un tour du quartier, on promène le chien. L’énergie bouge, la tension baisse.
Je préfère parler “d’usage” plutôt que d’interdiction. L’écran peut être un outil : dessin, documentaire, appel aux grands-parents. Quand il devient un refuge systématique, on réajuste.
J’aime bien regarder un épisode ensemble et en discuter. Ce moment partagé est différent de l’écran solitaire. Et ça m’aide à savoir ce que mes enfants regardent.
Quand un enfant est triste ou très en colère, l’écran peut devenir une béquille. J’essaye d’abord d’accueillir l’émotion : un câlin, un temps de pause. Ensuite, si on veut regarder quelque chose, c’est un choix, pas une fuite.
Les routines rassurent. Si l’enfant sait qu’il aura un temps d’écran à 17h, il y pense moins à 14h. Chez nous, le temps d’écran est lié à un moment fixe, après les devoirs et le goûter.
Inutile de viser 0 écran. Je fixe des durées atteignables : 20 à 30 minutes pour les plus jeunes, un peu plus pour le grand. L’important, c’est la régularité.
J’avoue que c’est difficile, mais je fais un effort : pas de téléphone à table. Les enfants observent tout. Quand les parents montrent l’exemple, les règles deviennent plus faciles à accepter.
Malgré tout, il y a des frustrations. Quand le temps d’écran est terminé, ça râle. Je préviens cinq minutes avant, puis une minute avant. Ce petit rituel réduit beaucoup les crises.
Un minuteur de cuisine ou un sablier rend la fin plus concrète. Ce n’est pas “maman qui décide”, c’est le temps qui se termine.
Quand ils insistent, je garde la même phrase : “Je comprends que tu veuilles continuer, et le temps est fini.” Ça évite de partir dans des négociations interminables.
C’est souvent là que tout déraille : pas d’école, plus de temps libre, et l’écran devient la solution facile. Chez nous, on décide à l’avance d’un “créneau écran” et d’un “créneau sans écran”. Ça évite le flou. On peut, par exemple, faire un film en famille le samedi soir, mais garder le dimanche matin sans écran pour sortir ou jouer.
J’aime bien proposer un mini-contrat : “Si tu ranges ta chambre et que tu joues 30 minutes dehors, tu auras 30 minutes d’écran.” Ça n’est pas une monnaie d’échange pour tout, mais pour certaines périodes, ça clarifie les attentes. Et surtout, on le fait ensemble, pas en punition.
Limiter les écrans ne se fait pas en un jour. Chez nous, c’est un équilibre mouvant : on ajuste selon les périodes, l’école, la fatigue. Ce qui fonctionne le mieux, c’est la cohérence, des alternatives attrayantes, et un peu de souplesse. Avec mes trois, c’est un apprentissage continu… et ça va mieux quand on lâche la culpabilité.
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Article rédigé par Claire Moreau, Maman de 3 enfants et blogueuse parentalité
Je suis Élise, maman de deux enfants et passionnée par l'éducation bienveillante. Enseignante de métier, j'adore partager des idées d'activités qui allient apprentissage et plaisir. Je crois que chaque moment passé avec nos enfants est une opportunité d'apprendre en s'amusant, et j'aime écrire sur des sujets qui favorisent leur épanouissement émotionnel.