

Les disputes entre frères et sœurs peuvent épuiser, surtout quand elles se répètent dans la même journée. Rassurez-vous, c'est tout à fait normal à cet âge : les enfants apprennent à partager, à négocier, à exprimer leurs émotions. En tant que maman de 3 enfants, j'ai appris qu'il ne faut pas chercher à éteindre chaque conflit, mais les transformer en occasions d'apprentissage. Voici ce que j'observe au quotidien et ce qui aide vraiment.
Derrière un "il m'a pris mon jouet", il y a souvent un besoin plus profond : être reconnu, avoir un espace à soi, se sentir en sécurité. Ce qu'on observe souvent, c'est que les disputes explosent surtout lors des transitions (rentrée, retour d'école, fatigue).
Notez les moments où les conflits surgissent : juste avant le repas, pendant les devoirs, lors du bain. Une fois le déclencheur repéré, on peut prévenir plutôt que guérir.
Quand on cherche qui a commencé, on entre dans une logique de jugement. Je préfère dire : "Je vois deux enfants en colère. On va d'abord se calmer." Ça réduit la compétition pour "avoir raison".
Les enfants ont besoin d'un cadre qui ne bouge pas selon l'humeur de l'adulte. Dans mon expérience, quelques règles simples suffisent : on ne tape pas, on ne mord pas, on ne se moque pas. Les règles doivent être courtes et répétées calmement.
Au lieu de "arrête tout de suite !", je dis : "Je ne peux pas vous laisser vous faire du mal." C'est ferme, mais sans agressivité. Et surtout, ça ne met pas l'enfant sur la défensive.
Après un conflit, j'encourage à réparer : remettre l'objet en place, dire "je suis désolé", proposer un câlin. Ce n'est pas une punition, c'est une réparation. Petit à petit, les enfants comprennent qu'on peut se tromper et réparer.
C'est tentant d'intervenir dès le premier cri. Pourtant, quand le conflit est "petit", je les laisse chercher une solution. Je reste proche, disponible, mais je ne tranche pas tout de suite.
Je peux dire : "Chacun va dire ce qu'il veut, sans être interrompu." Ce mini tour de parole change tout. Les enfants se sentent entendus et la tension baisse.
On peut apprendre aux enfants des phrases simples : "Je n'aime pas quand tu fais ça", "Je veux jouer encore cinq minutes", "On peut faire un tour chacun". Ces mots remplacent les gestes brusques.
La prévention est souvent plus efficace que l'intervention. Quand un enfant est fatigué, il y a plus de conflits. Quand les espaces sont trop serrés, les tensions montent. On peut ajuster l'environnement.
Même dans un petit logement, chaque enfant peut avoir un coin à lui : une boîte, un tiroir, un coussin. Cela réduit les disputes autour du "territoire".
Si je sais que la fin de journée est explosive, j'ajoute un temps calme : lecture, musique douce, dessin. Ce temps calme agit comme un "tampon" émotionnel.
Il arrive que les disputes dégénèrent. Dans ces moments-là, je privilégie la sécurité et le calme. Je sépare les enfants physiquement, sans crier, puis j'attends quelques minutes avant de parler.
C'est tout à fait normal à cet âge de ne pas pouvoir se calmer seul. Je propose : "On respire ensemble." On peut souffler comme un dragon ou compter jusqu'à 10. L'idée est d'apaiser le corps pour ensuite discuter.
Quand les enfants sont calmés, on revient sur ce qui s'est passé. Je ne cherche pas à "donner une leçon", je cherche à comprendre : "Qu'est-ce qui t'a énervé ? Qu'est-ce qui t'aiderait la prochaine fois ?"
On parle beaucoup des disputes, mais les enfants coopèrent aussi. Il est important de le souligner : "J'ai vu que vous avez partagé le jeu, merci." Cette reconnaissance renforce les comportements positifs.
Je propose des activités qui favorisent le "ensemble" : faire un puzzle à deux, cuisiner, construire une cabane. Les enfants apprennent à se coordonner et à se féliciter.
Les disputes entre frères et sœurs ne sont pas un échec, mais un terrain d'apprentissage. En posant un cadre clair, en laissant un espace d'expression et en valorisant la coopération, on aide les enfants à grandir. Rassurez-vous : les tensions ne disparaissent pas du jour au lendemain, mais avec de la constance et de la douceur, l'ambiance familiale change vraiment.
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Article rédigé par Laura Martin, Maman de 3 enfants et blogueuse parentalité
Je suis Élise, maman de deux enfants et passionnée par l'éducation bienveillante. Enseignante de métier, j'adore partager des idées d'activités qui allient apprentissage et plaisir. Je crois que chaque moment passé avec nos enfants est une opportunité d'apprendre en s'amusant, et j'aime écrire sur des sujets qui favorisent leur épanouissement émotionnel.