Gérer les disputes entre frères et sœurs : apaiser sans arbitrer tout le temps

Modifié le 
16 février 2026
Par
Elise Favre

Gérer les disputes entre frères et sœurs : apaiser sans arbitrer tout le temps

Les disputes entre frères et sœurs peuvent épuiser, surtout quand elles se répètent dans la même journée. Rassurez-vous, c'est tout à fait normal à cet âge : les enfants apprennent à partager, à négocier, à exprimer leurs émotions. En tant que maman de 3 enfants, j'ai appris qu'il ne faut pas chercher à éteindre chaque conflit, mais les transformer en occasions d'apprentissage. Voici ce que j'observe au quotidien et ce qui aide vraiment.

1. Comprendre ce qui se joue derrière la dispute

Derrière un "il m'a pris mon jouet", il y a souvent un besoin plus profond : être reconnu, avoir un espace à soi, se sentir en sécurité. Ce qu'on observe souvent, c'est que les disputes explosent surtout lors des transitions (rentrée, retour d'école, fatigue).

Identifier les déclencheurs

Notez les moments où les conflits surgissent : juste avant le repas, pendant les devoirs, lors du bain. Une fois le déclencheur repéré, on peut prévenir plutôt que guérir.

Éviter de chercher un "coupable"

Quand on cherche qui a commencé, on entre dans une logique de jugement. Je préfère dire : "Je vois deux enfants en colère. On va d'abord se calmer." Ça réduit la compétition pour "avoir raison".

2. Poser un cadre clair et constant

Les enfants ont besoin d'un cadre qui ne bouge pas selon l'humeur de l'adulte. Dans mon expérience, quelques règles simples suffisent : on ne tape pas, on ne mord pas, on ne se moque pas. Les règles doivent être courtes et répétées calmement.

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Utiliser des phrases neutres

Au lieu de "arrête tout de suite !", je dis : "Je ne peux pas vous laisser vous faire du mal." C'est ferme, mais sans agressivité. Et surtout, ça ne met pas l'enfant sur la défensive.

Montrer l'exemple de la réparation

Après un conflit, j'encourage à réparer : remettre l'objet en place, dire "je suis désolé", proposer un câlin. Ce n'est pas une punition, c'est une réparation. Petit à petit, les enfants comprennent qu'on peut se tromper et réparer.

3. Laisser de l'espace pour résoudre seuls

C'est tentant d'intervenir dès le premier cri. Pourtant, quand le conflit est "petit", je les laisse chercher une solution. Je reste proche, disponible, mais je ne tranche pas tout de suite.

Proposer un temps d'écoute

Je peux dire : "Chacun va dire ce qu'il veut, sans être interrompu." Ce mini tour de parole change tout. Les enfants se sentent entendus et la tension baisse.

Donner des outils concrets

On peut apprendre aux enfants des phrases simples : "Je n'aime pas quand tu fais ça", "Je veux jouer encore cinq minutes", "On peut faire un tour chacun". Ces mots remplacent les gestes brusques.

4. Prévenir plutôt que gérer

La prévention est souvent plus efficace que l'intervention. Quand un enfant est fatigué, il y a plus de conflits. Quand les espaces sont trop serrés, les tensions montent. On peut ajuster l'environnement.

Aménager des espaces personnels

Même dans un petit logement, chaque enfant peut avoir un coin à lui : une boîte, un tiroir, un coussin. Cela réduit les disputes autour du "territoire".

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Anticiper les moments sensibles

Si je sais que la fin de journée est explosive, j'ajoute un temps calme : lecture, musique douce, dessin. Ce temps calme agit comme un "tampon" émotionnel.

5. Quand ça dégénère : que faire ?

Il arrive que les disputes dégénèrent. Dans ces moments-là, je privilégie la sécurité et le calme. Je sépare les enfants physiquement, sans crier, puis j'attends quelques minutes avant de parler.

La règle de l'apaisement d'abord

C'est tout à fait normal à cet âge de ne pas pouvoir se calmer seul. Je propose : "On respire ensemble." On peut souffler comme un dragon ou compter jusqu'à 10. L'idée est d'apaiser le corps pour ensuite discuter.

Revenir sur le conflit plus tard

Quand les enfants sont calmés, on revient sur ce qui s'est passé. Je ne cherche pas à "donner une leçon", je cherche à comprendre : "Qu'est-ce qui t'a énervé ? Qu'est-ce qui t'aiderait la prochaine fois ?"

6. Valoriser les moments de coopération

On parle beaucoup des disputes, mais les enfants coopèrent aussi. Il est important de le souligner : "J'ai vu que vous avez partagé le jeu, merci." Cette reconnaissance renforce les comportements positifs.

Créer des rituels de coopération

Je propose des activités qui favorisent le "ensemble" : faire un puzzle à deux, cuisiner, construire une cabane. Les enfants apprennent à se coordonner et à se féliciter.

Conclusion

Les disputes entre frères et sœurs ne sont pas un échec, mais un terrain d'apprentissage. En posant un cadre clair, en laissant un espace d'expression et en valorisant la coopération, on aide les enfants à grandir. Rassurez-vous : les tensions ne disparaissent pas du jour au lendemain, mais avec de la constance et de la douceur, l'ambiance familiale change vraiment.

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Article rédigé par Laura Martin, Maman de 3 enfants et blogueuse parentalité

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