

Je ne suis pas professionnelle de santé, juste une maman qui partage son vécu avec vous !
"MAMAAAAAAN, c'est pas juste !" suivi d'un cri strident et d'un claquement de porte. Ah, les colères... Si vous me lisez, c'est que vous aussi, vous avez dû vivre ça, n'est-ce pas ? Chez nous, avec mes trois loulous (Léo 12 ans, Emma 8 ans et Lucas 4 ans), j'avoue que les crises de colère, on a eu notre dose !
Et vous savez quoi ? Au début, j'étais complètement perdue. Voir son enfant dans tous ses états, ça nous renvoie à nos propres limites de parents. Mais avec le temps et surtout... les nombreuses expériences (parfois catastrophiques !), j'ai appris des trucs qui marchent vraiment. Enfin, la plupart du temps !
Je me souviens encore de la première grosse crise de Léo quand il avait 3 ans. On était au supermarché, il voulait ABSOLUMENT des bonbons, j'ai dit non et... explosion ! Il s'est roulé par terre entre les rayons, tout le monde nous regardait, et moi... j'avoue que j'ai paniqué. J'ai cédé pour que ça s'arrête.
Grosse erreur ! Après ça, Léo avait compris que "grosse colère = maman craque = j'obtiens ce que je veux". Chez nous, pendant des semaines, c'était l'enfer à chaque sortie.
Avec Emma, j'ai essayé l'approche opposée : ignorer complètement. Résultat ? Elle se sentait abandonnée et ses crises duraient encore plus longtemps.
Et Lucas... oh Lucas ! Mon petit dernier a cette capacité incroyable à passer de 0 à 1000 en une seconde. Un jour, il a fait une crise apocalyptique parce que sa tartine s'était cassée. UNE TARTINE ! J'avoue que sur le moment, j'ai eu envie de rire et de pleurer en même temps.
Depuis tout petit, Léo a cette obsession de la justice. Ses colères éclatent quand il estime qu'il y a "deux poids, deux mesures". Par exemple, si Emma peut se coucher 30 minutes plus tard (alors qu'elle a 8 ans et lui 12 !), c'est la révolution.
Ce qui marche avec lui : Expliquer le "pourquoi" de nos décisions. Léo a besoin de comprendre la logique. "Tu te couches plus tard qu'Emma parce que tu es plus grand, mais elle regarde un dessin animé de 20 minutes alors que toi tu peux jouer aux jeux vidéo 1h."
Ce qui ne marche pas : Le fameux "Parce que c'est comme ça !" Avec Léo, ça ne passe jamais.
Emma, c'est ma petite éponge émotionnelle. Ses colères viennent souvent quand elle est fatiguée ou quand elle a "trop" ressenti dans la journée. Une dispute avec sa copine à l'école, un film un peu triste... et le soir, tout déborde.
Ce qui marche avec elle : L'anticipation et beaucoup de câlins. J'ai appris à détecter ses signaux de fatigue émotionnelle. Dans ces moments-là, on fait des soirées cocooning avec tisane et livre.
Ce qui ne marche pas : La logique pure. Quand Emma est dans l'émotion, inutile d'essayer de raisonner. Il faut d'abord l'apaiser.
Mon petit dernier vit tout intensément. Pour lui, ne pas avoir le bon verre (oui, LE verre bleu, pas le rouge !) peut déclencher une crise mémorable. Il veut faire plein de choses mais n'a pas encore toutes les capacités.
Ce qui marche avec lui : La distraction et lui donner du pouvoir sur les petites choses. "Tu veux mettre tes chaussures avant ou après ton manteau ?"
Ce qui ne marche pas : Les explications trop longues. À 4 ans, Lucas vit dans l'instant présent.
J'avoue que j'ai longtemps mal compris le principe du time-out. Je pensais que c'était une punition : "Va dans ta chambre jusqu'à ce que tu sois calme !"
Maintenant, chez nous, c'est devenu le "moment de pause" qu'on prend ENSEMBLE. Quand je vois qu'un des mes trois monte en pression, je dis : "On dirait qu'on a tous besoin d'un moment pour respirer. Viens, on va s'asseoir sur le canapé."
C'est magique ! Ça évite l'escalade et ça nous permet de repartir sur de bonnes bases.
Avec mes trois, on a créé notre propre système. On a collé un thermomètre en papier sur le frigo avec des couleurs :
Maintenant, même Lucas sait dire : "Maman, je suis en orange !" Et ça, c'est révolutionnaire ! On peut agir AVANT l'explosion.
J'ai découvert ça par hasard avec Emma. Un jour où elle était furieuse contre sa maîtresse, au lieu de dire "C'est pas si grave", j'ai dit : "Waouh, tu es VRAIMENT en colère contre ta maîtresse ! Ça doit être difficile."
Le résultat ? Elle s'est calmée instantanément et m'a tout raconté. Depuis, j'essaie de toujours valider leurs émotions avant de proposer des solutions.
Chez nous, chacun de mes trois a sa "boîte à colères" dans sa chambre. Dedans :
Quand mes trois sont en crise, j'avoue que moi aussi j'ai envie d'exploser ! Alors je me répète :
Ça m'aide à garder mon calme. Bon, j'avoue que parfois je vais quand même me cacher 2 minutes aux toilettes pour respirer !
J'avoue que c'est sorti de ma bouche des milliers de fois. Résultat ? ZÉRO ! Un enfant en colère ne peut pas se calmer sur commande. C'est comme dire à quelqu'un qui se noie "Nage !"
"Si tu continues, on ne va plus jamais au parc !" Oui, ça m'est arrivé de dire ça à Lucas. Le problème ? C'est impossible à tenir et mes trois le savent très bien. Maintenant j'essaie d'être réaliste : "Si tu continues, on sort du magasin et on rentre à la maison."
Oh là là, combien de fois j'ai fait ça ! "Bon allez, tiens, prends-le ton bonbon." Mais j'avoue que ça ne fait qu'empirer les choses. Mes trois ont vite compris que leurs colères étaient un super outil de négociation.
"Regarde ta sœur, elle ne fait pas de crise, elle !" Erreur monumentale ! Chacun de mes trois est unique et a ses propres défis émotionnels.
À cet âge-là, j'avoue que c'est le plus dur. Lucas ne peut pas encore vraiment contrôler ses émotions. Alors chez nous :
C'est l'âge où ça devient plus "gérable". Avec Emma, j'ai pu introduire :
Avec Léo, maintenant qu'il est grand, on peut vraiment dialoguer :
J'avoue qu'avec Léo, vers ses 5 ans, j'ai eu une période où je me suis sentie complètement dépassée. Ses colères étaient quotidiennes et duraient parfois plus d'une heure. Je pleurais, j'étais épuisée, je culpabilisais...
C'est mon médecin de famille qui m'a orientée vers quelqu'un qui nous a aidés. En quelques rendez-vous, j'ai compris des trucs essentiels sur le fonctionnement de Léo et j'ai eu des outils concrets.
Les signaux d'alarme qui m'ont fait comprendre qu'il fallait de l'aide :
Maintenant, j'avoue que je n'hésite plus à demander conseil quand je suis perdue. C'est pas un échec, c'est prendre soin de notre famille !
Avec mes trois, j'ai appris à repérer les "zones à risque" :
J'ai remarqué que mes trois font plus de colères quand ils ont besoin d'attention. Maintenant, j'essaie de "remplir leur réservoir d'amour" avant qu'il soit vide :
Chez nous, j'ai adapté l'environnement pour limiter les frustrations :
J'avoue qu'au début, une fois la tempête passée, j'avais juste envie d'oublier et de passer à autre chose. Maintenant je sais que c'est LE moment important !
1. Le reconnectage : Un câlin si ils le souhaitent, "Ça va mieux maintenant ?"
2. L'écoute : "Qu'est-ce qui t'a mis en colère ?"
3. L'apprentissage : "Comment on peut faire différemment la prochaine fois ?"
4. La réparation : Si il y a eu des dégâts ou des mots blessants, on répare ensemble
Lucas a fait une grosse crise parce qu'il voulait porter ses bottes de pluie alors qu'il faisait grand soleil. Après la tempête :
Moi : "Dis-moi, qu'est-ce qui t'a rendu si fâché ?"
Lucas : "Je voulais mes bottes jaunes !"
Moi : "Tu adores tes bottes jaunes ! C'est difficile quand on ne peut pas mettre ce qu'on veut. Comment on peut faire demain s'il fait encore beau ?"
Lucas : "Euh... je peux les mettre dans le jardin ?"
Moi : "Bonne idée ! On fait ça après le goûter ?"
Résultat : Le lendemain, même situation mais Lucas m'a dit : "Maman, je peux mettre mes bottes dans le jardin après ?" Aucune crise !
J'avoue que maintenant, je vois les colères différemment. Mes trois apprennent à gérer leurs émotions, et c'est NORMAL que ce soit difficile ! Nous adultes, on a encore du mal parfois, alors imaginez pour eux.
Mes trois m'observent tout le temps. Si je gère mal MES colères (oui, ça m'arrive de craquer !), comment je peux leur demander de bien gérer les leurs ? Maintenant j'essaie de dire : "Là, maman est énervée, je vais prendre une minute pour respirer."
Dans mon sac, j'ai toujours :
Au lieu de dire "Arrête !", j'ai appris à dire :
Parce que j'avoue, parfois j'ai mes limites ! Dans ces moments :
Avec Léo, j'avais l'impression que ça ne s'arrêterait jamais. Maintenant qu'il a 12 ans, ses "colères" sont devenues des discussions (parfois houleuses, j'avoue, mais on communique !).
Emma a mis plus de temps que Léo à apprendre à gérer ses émotions. Et alors ? Maintenant qu'elle a 8 ans, elle est même plus zen que son grand frère dans certaines situations !
Lucas peut très bien passer une semaine sans grosses colères et puis recommencer. Ça fait partie de l'apprentissage !
Parler avec d'autres parents m'a énormément aidée. Voir que je n'étais pas la seule à vivre ça, échanger nos astuces... C'est précieux !
J'avoue que j'ai longtemps pensé que si mes trois faisaient des colères, c'est que j'étais une mauvaise mère. Faux ! Les colères font partie du développement normal de l'enfant.
Ce qui marche avec le petit d'une copine ne marchera peut-être pas avec le vôtre. Et c'est normal ! Chez nous, j'ai trois enfants, trois personnalités, trois façons de gérer les colères.
Une maman épuisée gère moins bien les crises. Je l'ai appris à mes dépens ! Maintenant j'essaie de préserver des moments pour moi, même 15 minutes avec une tisane.
Que ce soit à votre entourage, votre médecin, ou des spécialistes, n'hésitez pas ! Ça n'est pas un échec, c'est prendre soin de votre famille.
Avec mes trois loulous, j'ai appris que les colères ne sont pas un problème à résoudre rapidement, mais un apprentissage de vie. Léo, Emma et Lucas apprennent à gérer leurs émotions, et moi... j'apprends à les accompagner du mieux que je peux !
J'avoue que ce n'est pas toujours facile. Il y a des jours où j'ai envie de me cacher sous ma couette ! Mais je vois maintenant mes trois évoluer, devenir plus capables de dire ce qu'ils ressentent, de demander de l'aide... Et ça, c'est magique.
Alors si vous aussi vous vivez des moments difficiles avec les colères de votre enfant, sachez que :
Chez nous, les colères font encore partie du quotidien (surtout avec Lucas qui a 4 ans !), mais maintenant on les vit différemment. On a nos outils, nos petits rituels, et surtout... on s'entraide en famille.
Bon courage à tous les parents qui me lisent ! Et n'hésitez pas à partager vos propres astuces en commentaire, j'avoue que j'apprends encore tous les jours avec mes trois !
Je suis Élise, maman de deux enfants et passionnée par l'éducation bienveillante. Enseignante de métier, j'adore partager des idées d'activités qui allient apprentissage et plaisir. Je crois que chaque moment passé avec nos enfants est une opportunité d'apprendre en s'amusant, et j'aime écrire sur des sujets qui favorisent leur épanouissement émotionnel.